Six morts dans des affrontements entre manifestants et forces de sécurité en Iran
Stockholm, 2 janvier (Hibya) – Selon la BBC, au cinquième jour des manifestations contre la hausse du coût de la vie en Iran, de nouvelles pertes humaines ont été signalées lors d’affrontements entre manifestants et forces de sécurité.
L’agence de presse semi-officielle Fars ainsi que le groupe de défense des droits humains Hengaw ont indiqué que deux personnes avaient été tuées lors d’affrontements entre manifestants et forces de sécurité dans la ville de Lordegan, au sud-ouest de l’Iran. Selon Fars, trois autres personnes ont été tuées à Azna, dans l’ouest du pays, et une à Kouhdasht.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux jeudi montrent des véhicules incendiés lors des affrontements entre manifestants et forces de sécurité.
De nombreux manifestants réclament la fin du pouvoir du dirigeant religieux du pays, tandis que certains appellent au retour de la monarchie.
Au fil de la journée, lors du cinquième jour de protestations déclenchées par la dépréciation de la monnaie, davantage d’informations faisant état de troubles à l’échelle nationale ont émergé.
L’agence Fars a rapporté, en se référant à une source officielle, que deux personnes avaient été tuées à Lordegan, sans préciser s’il s’agissait de manifestants ou de membres des forces de sécurité.
Le groupe de défense des droits humains Hengaw a affirmé que les deux personnes tuées à Lordegan étaient des manifestants et a indiqué qu’il s’agissait d’Ahmed Jalil et de Sajjad Valamanesh.
Par ailleurs, les médias d’État ont rapporté que mercredi soir, lors d’affrontements avec des manifestants dans la ville de Kouhdasht, dans la province occidentale du Lorestan, un membre des forces de sécurité affiliées au Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a été tué.
À la suite de l’annonce d’un jour férié officiel destiné à réprimer les troubles, les écoles, universités et institutions publiques ont été fermées mercredi dans tout le pays.
Les manifestations ont débuté à Téhéran parmi les commerçants, furieux d’une nouvelle forte chute de la monnaie iranienne face au dollar américain sur le marché libre.
Mardi, des étudiants universitaires se sont également joints aux protestations, qui se sont étendues à de nombreuses villes, les manifestants scandant des slogans contre les dirigeants religieux du pays.
Il s’agit des protestations les plus répandues depuis le soulèvement déclenché par la mort de Mahsa Amini en 2022 — une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour port jugé incorrect du voile. Elles n’atteignent toutefois pas la même ampleur.
Pour éviter toute escalade, des mesures de sécurité strictes auraient été mises en place dans les zones de Téhéran où les manifestations ont commencé.
Le président Massoud Pezeshkian a déclaré que son gouvernement écouterait les « revendications légitimes » des manifestants.
Cependant, le procureur général Mohammad Movahedi-Azad a également averti que les tentatives de déstabilisation feraient l’objet d’une « réponse ferme ».
Hibya Haber AjansıFrance News Agency