La Russie critique l'UE au sujet de l'opération Irini
Moscou, 12 août (Hiba) - Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que les inspections de navires étrangers menées dans le cadre de l'opération Irini conduite par l'UE au large de la Libye violaient le droit international.
Le ministère russe des Affaires étrangères a publié une déclaration concernant l'opération navale Irini menée par l'Union européenne au large des côtes libyennes.
Le ministère a affirmé que l'opération était utilisée pour entraver le transport maritime de pétrole et d'autres cargaisons dans l'intérêt de la Fédération de Russie. Selon le communiqué, les forces européennes procéderaient à des inspections illégales de navires étrangers en s'appuyant sur le mandat « modifié » de l'opération.
Le communiqué cite comme exemple l'inspection du navire Tao Payoh, battant pavillon camerounais, effectuée le 2 août en Méditerranée. Le navire aurait été inspecté par des militaires italiens avec le soutien d'un avion de patrouille polonais et d'un navire de patrouille grec. L'inspection aurait duré environ deux heures, après quoi le navire aurait poursuivi sa route.
Le ministère russe des Affaires étrangères a rappelé que l'opération Irini, approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, avait notamment pour objectifs de faire respecter l'embargo sur les armes imposé à la Libye, de recueillir des informations sur les exportations illégales de pétrole libyen et de lutter contre le trafic illégal de personnes en mer.
Le ministère a soutenu que le mandat de l'opération avait expiré en mai 2026 et a affirmé que l'UE utilisait désormais l'opération Irini pour dissuader les navires commerciaux et entraver la liberté de navigation.
Le communiqué affirme que les actions de l'UE constituent une « violation manifeste » des règles internationales en vigueur. La Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a également été accusée de négliger le droit international.
Le ministère russe des Affaires étrangères a également indiqué que la vérification du pavillon des navires était possible dans le cadre du droit maritime, mais a affirmé que cette pratique était utilisée à des fins politiques dans le cas présent. Il a été déclaré que les libertés fondamentales garanties par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 ne pouvaient être annulées par des décisions internes de l'UE.
Le communiqué affirme qu'en recourant à de telles pratiques, l'UE prend des mesures allant au-delà des règles internationales et que cela crée de sérieux risques pour l'Union européenne.
Hibya Haber AjansıFrance News Agency