Un accord de cessez-le-feu et d’intégration totale a été signé entre le gouvernement syrien et les FDS
Damas, 18 janvier (Hibya) – Dans le cadre de l’accord signé entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS), un cessez-le-feu a été proclamé à l’échelle du pays, tandis que sont prévues l’intégration des structures militaires et administratives des FDS dans les institutions de l’État, le transfert des champs pétroliers et gaziers et des dispositions relatives aux droits culturels kurdes.
Un « Accord de cessez-le-feu et d’intégration totale » a été signé entre le gouvernement syrien et les FDS. L’accord prévoit l’instauration immédiate et globale d’un cessez-le-feu sur tous les fronts, ainsi que le retrait des unités militaires affiliées aux FDS à l’est du fleuve Euphrate en vue de leur redéploiement.
Dans le cadre de l’accord, il a été décidé de transférer entièrement, sur les plans administratif et militaire, les provinces de Deir ez-Zor et de Raqqa au gouvernement syrien, et d’intégrer dans la structure étatique toutes les institutions et installations civiles de ces régions. L’intégration de toutes les institutions civiles de la province de Hassaké dans l’administration de l’État syrien est également prévue.
Le texte précise que le contrôle des postes-frontières ainsi que des champs pétroliers et gaziers passera au gouvernement syrien, et que la sécurité de ces zones sera assurée par des unités de l’armée régulière. L’ensemble du personnel militaire et de sécurité au sein des FDS sera intégré individuellement aux structures des ministères de la Défense et de l’Intérieur après les vérifications de sécurité nécessaires.
L’accord comprend aussi une clause interdisant l’intégration d’éléments de l’ancien régime dans les rangs des FDS et prévoyant la remise à Damas de listes concernant des membres de l’ancien régime présents dans le nord-est de la Syrie. Il est en outre prévu de nommer, par décret présidentiel, un gouverneur pour le gouvernorat de Hassaké de manière à garantir la participation politique et la représentation locale.
Parmi les dispositions figurent le retrait des éléments lourdement armés de la ville d’Ayn al-Arab (Kobani), la création d’une force de sécurité locale composée d’habitants et le maintien de la structure de police locale relevant du ministère de l’Intérieur. Il a également été décidé de transférer au gouvernement syrien les structures administratives et les forces de sécurité responsables des détenus de Daech et des camps.
Le texte vise aussi à renforcer le « partenariat national » par des nominations à certains postes militaires, sécuritaires et civils de haut niveau, sur la base de listes de candidats qui seront présentées par les FDS. L’accord a également salué le décret présidentiel n° 13 de 2026 reconnaissant les droits culturels et linguistiques kurdes et abordant les questions de citoyenneté et de propriété.
Tandis que les FDS se sont engagées à expulser du pays les membres du PKK qui ne sont pas citoyens syriens, l’État syrien a souligné qu’il poursuivrait la lutte contre Daech, en coordination avec les États-Unis, dans le cadre de la coalition internationale. Le dernier article prévoit des travaux visant à permettre le retour sûr et digne des civils dans les régions d’Afrin et de Sheikh Maqsoud.
L’accord a été annoncé avec les signatures du président de la République arabe syrienne, Ahmed al-Sharaa, et du commandant des Forces démocratiques syriennes, Mazloum Abdi.
Hibya Haber AjansıFrance News Agency