La mer Caspienne confrontée à la baisse du niveau de l’eau et à la perte de biodiversité
Stockholm, 15 février (Hibya) – Selon Euronews, la mer Caspienne est confrontée à la baisse du niveau de l’eau et à la perte de biodiversité.
L’Azerbaïdjan a attiré l’attention sur les risques environnementaux croissants aux Nations unies à Genève, à la suite de l’entrée en vigueur de nouvelles règles internationales régissant les grands projets d’infrastructure dans la région.
Lors des discussions à l’ONU, la vice-présidente de la Fondation Heydar Aliyev, Leyla Aliyeva, accompagnée de hauts responsables et d’experts en environnement, a souligné les défis de gouvernance affectant la plus grande étendue d’eau fermée au monde. Les délégués ont insisté sur l’importance d’un suivi à long terme, de données scientifiques avancées et d’une coordination plus étroite entre les États riverains de la mer Caspienne et les partenaires internationaux.
Dans le cadre de la Convention de Téhéran, juridiquement contraignante, les grands projets d’infrastructure doivent évaluer les impacts environnementaux transfrontaliers potentiels à la demande d’un autre État riverain.
Les projets comprennent des installations pétrolières et gazières, des pipelines, des centrales électriques, des barrages, des corridors de transport et des transferts d’eau à grande échelle. Les évaluations doivent être rendues publiques et l’approbation des États concernés doit être obtenue avant le début des travaux.
Le directeur du Bureau régional pour l’Europe du PNUE, Arnold Kreilhuber, a déclaré à Euronews : « La mer Caspienne subit une pression croissante en raison de la triple crise planétaire composée du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution. »
« La coopération régionale est vitale. La Convention de Téhéran et les efforts visant à élaborer un plan d’action pour faire face au recul de la mer peuvent unir les efforts pour protéger cette étendue d’eau unique ainsi que les communautés et les espèces qui en dépendent », a-t-il ajouté.
Officiellement appelée Convention-cadre pour la protection du milieu marin de la mer Caspienne, la Convention de Téhéran fournit le cadre de gouvernance pour la coopération régionale. Elle a été signée par les cinq États riverains – l’Azerbaïdjan, l’Iran, le Kazakhstan, la Russie et le Turkménistan – et vise à protéger l’environnement marin et à promouvoir le développement durable.
Le secrétariat de la Convention est actuellement assuré à titre provisoire par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Depuis son adoption, la Convention a guidé les mesures relatives à la lutte contre les marées noires, la pollution d’origine terrestre et la conservation de la biodiversité. Un cinquième protocole sur le suivi environnemental et l’échange d’informations est en cours de négociation afin de renforcer les efforts de durabilité à long terme.
Le protocole rapproche la région caspienne des normes environnementales internationales dans une période d’expansion économique rapide. La mer se situe sur les corridors énergétiques et de transport Europe–Asie, et sa santé environnementale est d’une importance vitale au-delà de la région. Une surveillance plus stricte est nécessaire pour prévenir la perte d’habitats, la pollution et les fluctuations du niveau de l’eau susceptibles de compromettre à la fois les écosystèmes et les connexions économiques.
Hibya Haber AjansıFrance News Agency
