3I/ATLAS serait âgée de 7 milliards d’années
Istanbul, 12 janvier (Hibya) – La comète interstellaire 3I/ATLAS serait apparue bien au-delà du Système solaire et aurait environ 7 milliards d’années, ce qui la rendrait même plus ancienne que le Soleil.
Selon une déclaration de la NASA, cette comète serait la plus ancienne jamais observée et l’un des trois seuls objets interstellaires découverts dans notre Système solaire.
Les comètes se déplaçant rapidement dans le ciel par rapport aux étoiles d’arrière-plan, le télescope a dû suivre le mouvement de la comète lors des longues expositions. Cela a entraîné l’apparition des étoiles sous forme de traînées. L’image finale a été traitée afin de corriger cet effet et de figer les étoiles.
La NASA a également publié une image de 3I/ATLAS prise par le vaisseau spatial Europa Clipper, lancé en octobre 2024 et actuellement en route vers Jupiter pour étudier l’une de ses lunes, Europe.
Bien que le vaisseau spatial n’atteigne pas le système de Jupiter avant 2030, ses instruments sont déjà actifs et capables d’observer et d’imager des objets de passage.
Les scientifiques de la NASA ont profité de cette opportunité en orientant la caméra d’Europa Clipper vers 3I/ATLAS, capturant ainsi depuis l’espace des images uniques de cette comète lors de son passage à travers le Système solaire interne.
Europa Clipper a observé la comète 3I/ATLAS depuis une distance d’environ 164 millions de kilomètres pendant près de sept heures.
La comète 3I/ATLAS a été découverte le 1er juillet 2025 et est rapidement devenue l’une des principales actualités de l’année dans le domaine des sciences spatiales. Contrairement à la plupart des comètes formées dans notre Système solaire, 3I/ATLAS est apparue beaucoup plus loin.
Troisième objet interstellaire enregistré après ʻOumuamua en 2017 et 2I/Borisov en 2019, 3I/ATLAS a attiré l’attention par son noyau glacé entouré d’une coma, c’est-à-dire un halo lumineux de gaz et de poussière.
Depuis sa découverte, les scientifiques se livrent à une véritable course pour observer cette comète à l’aide des télescopes les plus puissants de l’humanité, avant qu’elle ne quitte le Système solaire et ne disparaisse à jamais.
La comète a également suscité des spéculations sur une origine potentiellement plus mystérieuse. Des observations réalisées par l’Atacama Large Millimeter Array (ALMA) ont montré que la comète s’est écartée d’environ quatre secondes d’arc de sa trajectoire prévue et que sa couleur est passée de rougeâtre à bleu foncé de manière spectaculaire.
L’astrophysicien de Harvard Avi Loeb a suggéré dans un billet de blog que cette anomalie pourrait être une « trace technologique d’un moteur interne », bien que la majorité des scientifiques estiment que des explications naturelles sont beaucoup plus probables.
À ce jour, aucune preuve concrète ne soutient la théorie selon laquelle 3I/ATLAS aurait été envoyée par des extraterrestres. Au contraire, les récentes tentatives visant à détecter des traces de technologie extraterrestre sur 3I/ATLAS se sont révélées infructueuses.
Un jour avant que 3I/ATLAS n’atteigne son point le plus proche de la Terre, le 18 décembre, des astronomes ont utilisé le télescope de Green Bank, en Virginie-Occidentale, pour rechercher des « signatures technologiques » ou des signes mesurables de technologie extraterrestre sur la comète. Toutefois, le plus grand radiotélescope entièrement orientable au monde n’a rien détecté de notable.
Pour l’instant, 3I/ATLAS poursuit son court mais spectaculaire voyage dans notre voisinage cosmique. Selon la NASA, sa dernière rencontre majeure aura lieu en mars 2026, lorsqu’elle passera près de Jupiter avant de quitter définitivement le Système solaire.
Hibya Haber AjansıFrance News Agency